Récemment, je suis tombée sur une video traitant de multipotentialité et qui a eu une forte résonance en moi. Elle nous parle de toutes les personnes qui depuis toujours ne parviennent pas à trouver ce qu’elles « voudraient faire plus tard » car imaginer passer leur vie à n’exercer qu’un seul type d’activité leur est tout simplement impossible. Elles ont la particularité de s’intéresser à énormément de secteurs différents, d’apprendre très vite et de synthétiser tout aussi rapidement les informations qui leur parviennent… Du coup, se sentant souvent seules face à une société qui leur demande constamment de se définir en mode étiquetage, elles ont du mal à assumer qui elles sont et souffrent généralement d’un syndrome bien connu : celui de l’imposteur… Je vous laisse la découvrir :

Dans un précédent article, je parlais justement de notre soi disant « mission de vie » qu’il suffirait de trouver pour être heureux. Or, me concernant, je n’ai jamais compris pourquoi dès le  lycée on m’a demandé de choisir entre le Français et les mathématiques, entre les sciences et les enseignements humanistes, pourquoi je n’ai plus eu la possibilité de poursuivre l’enseignement des arts plastiques : tout était susceptible de m’intéresser et je me sentais frustrée d’avoir à faire des choix.

Après tout, la multipotentialité n’était-elle pas considérée comme un don à des époques où certains des plus grands savants étaient tout à la fois philosophes, mathématiciens, écrivains et artistes ?

Personnellement, sur le plan professionnel, j’ai été tour à tour Secrétaire, Rédactrice, Surveillante d’externat, Archiviste, Documentaliste, Responsable d’un centre documentaire, Chargé des relations extérieures dans une université, Responsable d’échanges européens étudiants, Professeur d’école (en changeant d’école et de niveau tous les 2 ans), Directrice, Professeure de français, Accompagnante des apprentissages, Consultante en orientation… et en même temps passionnée de création artistique, d’écriture, de littérature, de dessin, de tricot (oui, oui, c’est très relaxant, essayez !), de symbolisme sacré, d’histoire, de psychologie, de tarologie ou de bibliothérapie… 

J’ai tout aussi bien pu écrire un mémoire d’étude sur le fantastique en lien avec le satanisme chez un de mes auteurs fétiches, comme rédiger un thesaurus sur le bruit pour le ministère de l’environnement, initier des étudiants à la langue russe, ou travailler sur le formatage de données pour un logiciel de gestion de bases de données dans une grande entreprise… Je vous épargne la vingtaine de déménagements qui ont parsemé ma vie (Tiens ? J’aurais peut-être dû essayer l’immobilier ?) et qui m’ont valu d’être considérée par bien des gens comme quelqu’un d’ « instable »… Sans compter cette hypersensibilité qui me permet d’explorer d’autres espaces et qui a pu me faire sentir bien seule à certains moments de ma vie… 

En fait, je réalise que je n’ai aucune « passion » parce que j’en ai plein… A chaque activité entreprise, je m’investis à fond et je mets tout mon coeur à entreprendre ce que j’ai envie de faire au moment où j’en ai envie. Je ne me pose pas de questions, je ne me demande pas si ça va durer (je sais d’entrée que non…), je fais… Au final, je me rends compte aujourd’hui que le problème ne vient pas de moi, mais des autres… ceux qui ne comprennent pas ce mode de fonctionnement. 

Cherchant à en savoir un peu plus sur cette spécificité qui semble souvent nous faire passer pour des dilettant.e.s parce que non « spécialistes », j’ai découvert un article, qui m’a conforté dans l’idée qu’il me fallait une bonne fois pour toutes accueillir tout ce que j’étais de manière inconditionnelle, sans me demander si j’allais encore en dérouter certain.e.s. 

Alors aujourd’hui, j’ai décidé d’assumer : je n’ai pas de vocation particulière parce que j’en ai plein, et je me donne le droit de me lancer dans d’autres aventures, de mener plusieurs métiers à la fois si besoin, en fonction de ce que me dicte mon être.Et surtout, j’ai à coeur de permettre à tou.te.s celles ou ceux qui se reconnaissent dans cette multipotentialité, d’explorer leurs talents afin de les mettre au service : bientôt, la Boîte à l’Être deviendra une « exploratrice de multipotentialités » en offrant différentes propositions d’accompagnements, formations ou ateliers, tant au niveau professionnel, créatif, personnel ou celui des apprentissages. D’ailleurs, désireuse d’exercer mes activités également en mode nomade, je quitte très bientôt mon cabinet d’Avignon…

Rendez-vous à la rentrée de septembre 2019 pour en savoir plus !

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